Tête de Boche, grand roman National par Aristide Bruant (1915)

Tête de boche, grand roman national par Aristide Bruant, paru en 1915 chez Le Petit Parisien, dessinateur OS.

« Tête de boche » signifiait autrefois « tête de bois ». Bocha, en franco-provençal désigne une boule en bois, comme celle que l’on lance dans un jeu de quilles, par exemple.


C’est cette origine que retient l’historien J.Y Le Naour : « De ces billes de bois, aussi rondes que dures, est issue l’expression « tête de boche » » qui signifie « tête dure », c’est-à-dire imbécile, têtu, lourdaud. Bien entendu, au départ, cette expression peu sympathique n’a rien d’ethnique ni de national, elle définit juste, comme le remarque le dictionnaire d’argot de Rigaud (1878), un individu à l’intelligence « épaisse ». C’est sans doute avec le développement du nationalisme et de la germanophobie que « boche » et « Allemand » se sont fondus en un seul mot – Alboche – à la veille de la guerre. « boche » n’a donc pas été tiré d’ « alboche » », mais c’est bien le contraire qui s’est produit. » (La Première Guerre mondiale pour les nuls, 2013, p. 154)


Ceci est à rapprocher de « bosch », bois en bas allemand et néerlandais : la ville des  Pays-Bas « s-Hertogenbosch », chef-lieu du Brabant-Septentrional, se traduit en français par « Bois-le-Duc ». Donc, tête de « bosch » = tête de bois, et l’expression vient peut-être des Allemands eux-mêmes qui l’auraient employée en 1870.

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